Produits salle de bain

Pourquoi vous devriez scanner votre salle de bain

La curiosité est un vilain défaut, dit-on. Mais c’est bien par ce que je suis curieuse que je me suis lancé le défi de faire le tri dans mes produits « cosmétiques ».

Et ceci pas uniquement pour jeter ceux qui sont périmés. Je souhaite plutôt vérifier si ceux avec lesquels je me lave, je me frotte, je me brosse, sont réellement bons pour mon corps et ma santé comme le martèlent les fabricants à coup de pub, plus attrayantes les unes que les autres.

Pourtant les émissions télé et les articles de presse ne manquent pas pour nous dire oh combien les produits que nous utilisons au quotidien sont remplis d’ingrédients nocifs.

Comme je l’avais déjà fait pour mes produits alimentaires (voir ici l’article sur Yuka), je voulais en avoir le cœur net.

C’est donc avec mon téléphone portable en main et pour l’occasion l’application gratuite QuelCosmetic éditée par UFC – Que Choisir que je scanne les différents produits présents.

Oups !

Même en étant très attentive à ce que j’achète, je me doutais bien que tout ne serait pas rose, mais là j’y vois beaucoup trop de rouge à mon goût. Entre les produits, souvent de marques réputées, que je pensais bons qui s’avèrent bourrés d’ingrédients irritants, de conservateurs toxiques, de perturbateurs endocriniens voire cancérogènes et ceux qui, au contraire, m’ont étonnée par leur bonne note, j’y perd mon latin. La contrariété a été à son maximum au moment du scan du dentifrice de mon fils, spécial 1 à 6 ans.

Principe de notation des produits :

Chaque produit est noté pour son risque dans 4 catégories de personnes.

La note de chaque produit va de A (vert – aucun risque identifié à ce jour), B (jaune – risque limité), C (orange – risque moyen) à D (rouge – risque significatif).

Une indication signale également la présence d’allergènes.

Notation et catégories

Découvrez ci-dessous 2 de mes résultats inquiétants

  • Crème pour le visage : c’est juste ce que je mets sur mon visage tous les jours !
BB crème
  • Dentifrice pour enfant 1 à 6 ans : et ce que mon fils met dans sa bouche 3 fois par jour !
Dentifrice enfant

Une petite explication rapide de ces ingrédients à risque :

  • SODIUM LAURYL SULFATE : essentiellement exploité comme tensioactif (qui permet aux corps gras de la formule de se disperser dans l’eau), c’est un irritant bien connu.
  • CYCLOPENTASILOXANE : cet émollient (ingrédient utilisé pour adoucir la peau) a montré des propriétés de perturbation endocrinienne.
  • ETHYLHEXYL METHOXYCINNAMATE : filtre anti-UV. Les recherches sur cet ingrédient ont démontré in vivo une perturbation des œstrogènes et de la fonction thyroïdienne.
  • BHT : agent antioxydant qui semble être un perturbateur endocrinien (et potentiellement cancérogène) tout comme le BHA qu’il remplace fréquemment.
  • BENZYL ALCOHOL / LIMONENE : provient des parfums et conservateurs incorporés dans les formules. Ces molécules sont susceptibles de provoquer des réactions allergiques.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Voilà, tout ça n’est pas très rassurant et me force à agir. Je vous conseille de faire également le test chez vous, juste pour voir.

Pourtant, ce n’est pas parce qu’un produit d’une marque est à risque que tous les produits de cette même marque sont mauvais. L’application propose déjà des produits de substitution qui ne présentent pas de risques pour la santé mais s’agissant des mêmes industriels, les méthodes de fabrication sont identiques, les emballages sont toujours en plastique, la pollution générée est traitée de la même manière, etc. …

Comme je ne me sens pas encore prête à tout chambouler, je ne vais pas me lancer dans la fabrication maison de mes produits cosmétiques. Mais sachez que cela est tout à fait possible.

Me voilà partie à la recherche de produits de remplacement pour … toute ma salle de bain, en fait !

  • Savon et gel douche
  • Shampoing
  • Baume à lèvre
  • Déodorant
  • Dentifrice
  • Crème pour le visage
  • Etc …

Si c’est pour remplacer mes produits alors autant aller plus loin dans le raisonnement et chercher les meilleurs produits, les plus naturels et dont la fabrication respecte davantage l’environnement.

Avant de se lancer, fixons les critères (plus ou moins réalistes je dois l’avouer) :

  • Que les produits soient sains : tant qu’à faire. C’est quand même le but initial. Je privilégie donc les produits à base d’ingrédients naturels, bio et parfois éthiques.
  • Zéro-déchets (ou à peu près) : je ne veux plus de produits en emballage plastique. Si vraiment il n’est pas possible d’avoir un produit sans emballage, par ici le verre, le carton voire l’inox. Et fini aussi les sprays remplis de gaz.
  • Produits locaux : il existe bon nombre d’artisans en près de chez moi. Si je peux, j’irai acheter mes produits sur place ou en tout cas au plus près de chez moi. Ceci génèrera moins de transport et est plus respectueux de l’environnement.

Bien sûr, cette liste n’engage que moi et il existe bien d’autres critères qu’on peut prendre en compte. L’idée n’est pas de trouver les produits parfaits (au risque de ne jamais les découvrir), mais d’en trouver qui soient en accord avec ma nouvelle envie de vivre.

Sur ce, je vous laisse faire votre propre test et, pour ma part, je pars à la recherche de mes nouveaux meilleurs amis cosmétiques.

Je vous ferai part de mes découvertes et choix dans un prochain article.

Si vous êtes déjà passé à l’étape suivante, et que vous avez sélectionné vos nouveaux produits, n’hésitez pas à nous laisser un petit message en commentaire.

Du trèfle pour nos abeilles

Du trèfle pour sauver les abeilles solitaires

Mais pourquoi je vous parle d’abeilles solitaires ? Parce que ce sont celles qui vivent près de chez vous dans le sol et pas dans une ruche comme les abeilles dites « domestiques » que nous connaissons plus fréquemment en raison du miel qu’elles produisent.

L’opération « Graines de trèfle » de l’association Natur Miel nous donne l’occasion de nous pencher un peu sur cette catégorie particulière d’abeilles.

Comme leurs congénères domestiques, les abeilles solitaires participent à la pollinisation. Leur butinage permet de maintenir une diversité d’espèces de plantes et ainsi elles participent à l’équilibre de la biodiversité.

Mais comme leurs congénères, on constate chez elles une mortalité importante et il est urgent d’agir, chacun à son niveau.

“L’insecte est responsable de la pollinisation de 80 % des espèces de plantes que nous connaissons, et, sans elles, on estime que 65 % de la biodiversité est en danger dont 35 % de notre alimentation

« Oui mais je ne peux pas mettre une ruche sur mon balcon et en plus je n’y connais rien ! », me direz-vous. « Mais moi non plus, ma p’tite dame (ou m’sieur) », mais si vous avez un petit bout de jardin ou même juste un coin de votre balcon à mettre à leur disposition, elles vous en seront reconnaissantes.

Pour cela, il suffit de planter du trèfle dans un carré de terre ou simplement dans une balconnière, où elles viendront se nourrir (car elles en raffolent du trèfle), vous offrant en même temps un ballet majestueux à virevolter, allant de brin en brin.

Pour vous aider, l’association Natur Miel vous propose de vous envoyer des graines spécialement adaptées. Envoyez-leur une enveloppe timbrée à 20gr (sans oublier d’y indiquer votre propre adresse) et vous recevrez en retour une petite quantité de graines sélectionnées que vous pourrez planter où bon vous semble.

L’adresse d’envoi est Natur Miel association, Opération Graines de Trèfle, 508 route des Termes, 31800 Saux et Pomarède. L’offre est valable jusqu’au 17 mars 2019.

Lien vers l’opération : Natur Miel – Graines de trèfle 

Comment les planter ?

Quand vous aurez reçu vos graines, il suffira d’attendre les beaux jours (en général mars / avril) pour les semer.

Avant cela, il faut les laisser tremper 24h dans de l’eau puis de les semer ou même jeter où bon vous semble à condition que les abeilles y trouvent leur bonheur, alors n’hésitez pas à multiplier les endroits.

Quelles sont les variétés de graines reçues ?

Les graines fournies par l’association contiennent du trèfle d’Alexandrie, du trèfle rose, du violet Rozetta, de l’incarnat, du ladino et du Mercury. En fonction du mélange effectué, vous aurez peut-être la chance de recevoir du trèfle à 4 feuilles !

J’arrive trop tard !

Si l’opération de l’association Natur Miel est terminée au moment où vous lisez cet article, pas de panique, vous avez toujours la possibilité, pour quelques euros, de vous procurer des graines de trèfle adapté. Pour vous faciliter les recherches, ci-dessous quelques liens possibles (il suffit de cliquer sur la ligne) :

N’oublions pas que les abeilles sont indispensables à la pollinisation et ont donc, à cet égard, un rôle fondamental pour tous les êtres vivants.

Comme nous, elles doivent se nourrir en toutes saisons, alors vous pouvez également planter des fleurs d’automne (crocus, capucine, tournesol, …) et d’hiver (bruyère, romarin, hellébore, …).

Et de plus, si vous avez des enfants, c’est l’occasion de le faire avec eux, et au final, pour eux.

Crédits France 3 Occitanie, photos Pixabay

Yuka - Appli alimentaire

Yuka : Cette appli qui nous veut du bien

Inconsciemment on le sait, on ne mange pas très bien au quotidien. Passée l’étape des pizzas, burger et consorts, encore faut-il que, quand on décide de cuisiner, les ingrédients utilisés soient bons ou en tout cas les moins mauvais possibles.

C’est souvent suite à un événement spécifique, arrivée du petit dernier, maladie ou de nouveaux scandales alimentaires et sanitaires que la prise de conscience se fait.

Mais comment savoir si tel ou tel produit est bon pour nous et notre santé ? La lecture des étiquettes reste assez indigeste voire carrément incompréhensible tellement les termes utilisés sont peu clairs pour nous autres profanes.

Mettre de l’ordre et de la clarté dans tout ça, c’est ce que propose l’application Yuka. Il suffit de scanner le code barre du produit avec l’appli pour avoir une synthèse des principaux éléments entrant dans sa composition. A l’heure actuelle, vous pourrez y retrouver 600 000 produits alimentaires et 140 000 produits cosmétiques.

Créée en 2017, elle revendique plus de 8 millions d’utilisateurs, preuve en est que la prise de conscience est croissante.

Comment fonctionne Yuka ?

Le programme vous permet de scanner (lire) le code barre du produit que vous souhaitez tester. Vous le faites directement avec l’appli sur votre smartphone. Si le produit en question a déjà été évalué, sa fiche résultat et son score s’afficheront.

La note obtenue est accompagnée d’une pastille de couleur permettant de savoir, en un coup d’œil, dans quelle catégorie se place le produit. Les 3 catégories possibles sont : Bon, Médiocre, Mauvais.

Ces catégories sont déterminées selon les critères de Yuka et ne se réfèrent, en aucun cas, au produit directement ou à sa marque.

Pour les produits alimentaires

Les critères utilisés pour calculer le score sont ensuite classés en 2 groupes (qualités et défauts) selon leur valeur.

Ces mêmes critères sont détaillés, permettant ainsi de comprendre ce qui va et ce qui ne va pas dans le produit en question.

Exemple produit alimentaire
Détail produit alimentaire
Détail produit alimentaire - 2

Vous êtes diabétique, c’est le sucre qui va vous intéresser. Votre hypertension artérielle vous inquiète, c’est la quantité de sel qu’il faudra surveiller. Le petit dernier raffole de ces barres chocolatées ? Vous saurez avec Yuka quels additifs s’y trouvent ?

Chacun d’entre nous trouvera les éléments et explications en fonction de son besoin. Au-delà de ces détails, le score global du produit vous orientera déjà en amont.

Pour les produits cosmétiques

Ces produits sont également classifiés grâce à une note et un code de couleur. S’agissant de produits cosmétiques, vous obtiendrez la liste des ingrédients entrant dans leur composition.

Là aussi, il est possible de consulter le détail de chacun d’eux pour connaître les risques associés.

Exemple produit cosmétique
Détail produit cosmétique
Détail produit cosmétique 2

Vous retrouverez également tous les articles scannés dans votre historique et pouvez même mettre vos préférés en favoris de manière à les retrouver plus facilement.

Oui mais ça me sert à quoi de savoir tout ça ?

A votre niveau et selon vos habitudes de consommation, vous pourrez déjà privilégier les “bons” produits.

Et Yuka vous permet d’aller plus loin en vous proposant, pour chaque produit alimentaire scanné, des produits alternatifs dont le score est meilleur.

En magasin, il suffira de prendre le meilleur produit pour votre santé.

La méthode de notation

Pour les produits alimentaires

La note finale d’un produit n’est pas sortie comme ça du chapeau du sorcier mais est calculée selon la grille d’évaluation détaillée ci-dessous et qui sera la même pour tous les produits alimentaires.

  • La qualité nutritionnelle du produit compte pour 60% dans la note finale. Cette dernière prend en compte la quantité d’énergie, de graisses saturées, de sucre, de sel, de fruits et légumes, de fibres et de protéines. La méthode de calcul repose sur les préconisations du Professeur Serge Hercberg, validées par l’Etat en mars 2017, et utilisées également pour le NutriScore.
  • La présence d’additifs : 30% de l’évaluation repose sur la présence d’additifs à risque dans le produit. Yuka se base pour cela sur l’ensemble des travaux et études réalisés à ce jour sur l’impact des additifs sur notre santé.
  • La dimension biologique : Elle compte pour 10% de l’évaluation. Les produits considérés comme biologiques sont ceux disposant du label bio français (AB) et/ou du label bio européen (Eurofeuille).

Pour les produits cosmétiques

Concernant les cosmétiques, la méthode de notation est basée sur l’analyse de l’ensemble des ingrédients du produit. Elle évalue l’impact sur la santé des produits, mais en aucun cas leur efficacité.

La note finale du produit prend en compte le nombre d’ingrédients à risque et leur niveau de risque associé.

Chaque ingrédient se voit attribuer un niveau de risque, qui se base sur l’état de la science. Quatre niveaux de risque ont été définis.

Chaque niveau de risque a également été évalué en fonction des différents effets que l’ingrédient peut avoir sur la santé.

Niveaux cosmétiques
Risque cosmétiques

Puis-je faire confiance à Yuka ?

La société à l’origine de l’application est 100% indépendante (et française), ne propose pas de publicités ce qui permet de ne pas être influencé par les marques et ainsi de fournir des résultats objectifs.

Elle se finance par le biais de la vente d’un programme Nutrition qui permet d’acquérir les bases d’une alimentation saine en 10 semaines.

Pour les soutenir, mais aussi pour aller plus loin, un abonnement de 15€ par an permet d’accéder à la version Premium. Cette version donne accès des nouvelles fonctionnalités.

Dans la version Premium, vous pourrez scanner vos articles hors-ligne si vous n’avez pas de réseau ou de forfait téléphonique adapté pour le faire en magasin.

Vous aurez également accès à un historique illimité ainsi que la possibilité de faire des recherches de produits sans avoir à scanner le code barre. Ceci est pratique quand on veut faire des comparatifs tranquillement à la maison et ne pas y passer trop de temps en magasin.

De plus, la société s’engage à ne pas exploiter les données collectées en dehors de sa propre appli.

Ce qu’on pense de Yuka ?

De même qu’on dit que tout ce qui brille n’est pas or, les emballages, aussi attrayants soient-ils, ne recèlent pas nécessairement de bons produits. Yuka nous offre la possibilité d’en savoir plus sur ce que nous mangeons et mettons sur notre peau et ainsi pouvoir faire le tri en connaissance de cause.

Cette transparence demandée par les consommateurs est jusque-là assez difficile à obtenir tant les industriels sont réticents à détailler les ingrédients de leurs produits et à les voir estampillés. Il suffit de suivre le dossier du NutriScore et de sa lente progression pour s’en rendre compte.

Néanmoins, ne nous voilons pas la face. Ce n’est pas avec une appli que nous serons forcément en bonne santé mais, même si ces outils sont controversés, ils ont pour effet de faire bouger les fabricants dans le bon sens.

Il ne vous reste qu’à tester et à vous faire votre propre opinion. La surprise risque d’être grande à vos premiers scans. Passé le moment de stupéfaction, cela peut devenir très vite addictif mais c’est là un jeu qui peut se révéler bon pour notre santé.

A vos smartphones et RDV en magasin.

Autres applications

OpenFoodFacts répertorie les ingrédients, les allergènes, la composition nutritionnelle et toutes les informations présentes sur les étiquettes des aliments. C’est un projet collaboratif.

QuelCosmetic : Fournit la composition des produits cosmétiques. L’application est réalisée par UFC-Que Choisir.

Kwalito : L’application qui scanne votre alimentation et vous permet de reprendre le contrôle sur votre alimentation. Intolérances, allergies ou régimes spécifiques, Kwalito vous aidera à trouver les produits qui vous conviennent le mieux.

ScanUp : Elle fournit, en plus du NutriScore, les valeurs nutritionnelles, les additifs, les allergènes mais aussi les labels des produits scannés. Sa particularité est de proposer également le score Siga qui permet d’identifier les produits ultra-transformés.

Y’a quoi dedans : L’application, réalisée par les magasins U, permet de mieux comprendre et décrypter la composition des produits alimentaires.

Crédit photo Yuka

Radiographie médicale

Comment recycler les radiographies ?

Encore une de ces choses que l’on retrouve par hasard, en embuscade derrière une folle envie de rangement.

Les voilà donc ces radiographies d’un autre temps dont on ne sait que faire. Ces radios de la Tante Gertrude ne serviront plus, d’ailleurs elle est décédée depuis plus de 10 ans. La tentation est grande de les mettre à la poubelle comme bien d’autres objets dont on n’a plus l’utilité.

« Radiographies argentiques » de leur petit nom pour nous faire comprendre que là c’est sérieux et qu’il n’est pas question de les jeter n’importe où.

Dans cet article, je vous propose de faire un tour du sujet pour enfin savoir comment les recycler (et comprendre pourquoi il est important de le faire) :

  • Qu’est-ce que c’est ? – Un peu d’histoire
  • Pourquoi il faut un traitement approprié
  • Quand puis-je m’en débarrasser ?
  • Et alors, où est-ce que je les dépose ?
  • En savoir plus …
  • Quid des versions plus récentes sur papier ?

Passons aux choses sérieuses.

Qu’est-ce que c’est ? – Un peu d’histoire

La radiographie fait partie des techniques d’imagerie de transmission par rayons X. Les rayons X sont des ondes électromagnétiques qui sont capables de traverser la matière. En fonction de l’épaisseur et du coefficient d’atténuation de la matière traversée, ces ondes sont plus ou moins affaiblies permettant ainsi d’obtenir un contraste. Par exemple les os sont très opaques alors que les tissus mous ne le sont que très peu.

Les rayons X ont été découverts par Wilhelm Röntgen en 1895. C’est quand, lors de ses expériences, il remarqua que ces mêmes rayons étaient capables d’impressionner des plaques photographiques que la radiographie est née.

Ceci marqua le début de l’imagerie de transmission et, dès lors, la radiographie se développa considérablement et pas uniquement en médecine. Cette technique est, par exemple, également utilisée de nos jours par les services de sécurité (pour voir le contenu de votre valise à l’aéroport) ou l’industrie agroalimentaire (pour détecter les corps étrangers dans les produits finis).

Pourquoi il faut un traitement approprié

Une radiographie argentique peut être assimilée à une plaque photographique. Elle est composée d’un support en plastique sur lequel une couche de halogénures d’argent (le plus souvent du bromure d’argent) a été placée.

Une fois la plaque soumise aux rayons X, elle est révélée et fixée à l’aide de solutions basiques puis acides. Les zones les plus irradiées contiennent l’argent et sont les plus opaques à la lumière.

Ces composants ne sont pas biodégradables …

Une plaque jetée dans la nature, ou même mise dans votre poubelle domestique qui sera ensuite enfouie, mettra plus de 300 ans à se dégrader sans compter les dégâts environnementaux.

Les sels d’argent ainsi libérés pollueront la nappe phréatique, s’infiltreront dans le sol, contamineront les cultures avoisinantes, ces mêmes cultures qui nourrissent les bêtes qui nous donne du lait, de la viande, et tous ces produits qu’on en tire et qui servent de base à notre alimentation, notre cosmétique, …

… mais peuvent être valorisés !

Le plastique deviendra du polyester ou sera valorisé thermiquement et l’argent sera retraité et récupéré à raison de 10 kg pour 1 tonne de radios. C’est la forte valeur commerciale de cet argent qui permet notamment de rentabiliser le recyclage.

Quand puis-je m’en débarrasser ?

Les différentes radios que vous avez pu passer, et dont vous avez les clichés, servent à suivre l’évolution de votre état de santé. Il est donc conseillé de les garder aussi longtemps que possible même si les établissements de santé sont tenus de les conserver durant 20 ans après le dernier contact avec le patient.

Nous vous recommandons donc de ne jeter que les radios de personnes décédées. Cela signifie de les faire recycler dans un circuit approuvé qui garantira non seulement l’élimination correcte des déchets mais également le secret médical.

En effet, sur chacune des radios figurent le nom et des informations personnelles du patient. Il ne serait pas très judicieux de les laisser dans la nature à la portée du premier inconnu.

Et alors, où est-ce que je les dépose ?

Les lieux couramment cités restent d’actualité même si certains d’entre eux ne souhaitent pas les collecter et le font savoir. Ci-dessous une liste non exhaustive des points de dépôt habituels, mais je vous conseille tout de même de les contacter avant de vous y rendre :

  • Pharmacies
  • Hôpitaux / cliniques
  • Médecins / Maisons de santé
  • Centres de radiologie
  • Déchetteries

Certains organismes et associations collectent également les radios pour financer leurs projets :

  • Ordre de Malte : Le lien vous permet de déterminer quelle est la délégation la plus proche de chez vous.
  • La Pharmacie Humanitaire Internationale : Par l’intermédiaire de leurs associations locales, collecte les radiographies sur le territoire français. N’hésitez pas à les appeler pour savoir où déposer les vôtres.
  • Or en Cash : Les sommes récoltées dans le cadre de la collecte et du recyclage des radios sont reversées à l’association « Elevage sans frontière ». Il y a plus de 80 agences en France, il y en a sûrement une près de chez vous.
  • Rhone-Alpes Argent : Société spécialisée dans le traitement des déchets. Elle met des conteneurs à disposition dans des points d’apport volontaire.

En savoir plus …

Vous êtes un professionnel et souhaitez mettre une collecte en place :

Quid des versions plus récentes sur papier ?

Ces radiographies dites « numériques » ne contiennent que peu ou pas d’argent mais il faut tout de même les recycler et ne pas les jeter dans les ordures ménagères.

Maintenant vous savez tout ce qu’il faut pour recycler vos vieilles radios argentiques et contribuer ainsi à ne pas polluer notre belle terre.

Une autre de vos contributions qui permet d’aller dans le bon sens.

Crédit photo Pixabay